Homo Fugit Velut Umbra

Bienvenue au Royaume des Ombres... Vous êtes mort, votre âme vagabonde désormais dans les contrées régies par la princesse Dorianne. Y ferez-vous votre place ?
 
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 Contexte de Velut Umbra

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Ombreuse
~ Déesse des Ombres ~

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Messages : 49
Date d'inscription : 22/08/2009

MessageSujet: Contexte de Velut Umbra   Dim 23 Aoû - 21:00




Bienvenue au Royaume des Ombres...



« Homo Fugit Velut Umbra », l’Homme fuit comme une ombre… Vous avez fui, vous aussi, vous le savez ? Vous vous êtes échappé de votre corps, de ce corps terrestre qui ne vous convenait plus pour une raison ou pour une autre. Votre âme s’est envolée vers des contrées inexplorées et à jamais inconnues des vivants. En d’autres termes plus concis, vous êtes décédé.

Le saviez-vous ou pas ? L’aviez-vous décidé ou non ? De quoi êtes-vous mort, au fait ? Vous pouvez peut-être répondre à l’une ou à plusieurs de ces questions, mais à vrai dire ça ne change rien à la donne. Vous êtes mort, d’une manière ou d’une autre. Que votre mort ait été douloureuse ou non, que vous soyez mort jeune ou vieux, en montagne ou à la plage, que vous ayez été assassiné ou que vous vous soyez suicidé, tout ceci n’importe plus maintenant, et vous êtes tous sur un pied d’égalité, celui que tout homme a dans la mort. Les Parques ont coupé le fil de votre existence, vous voici arrivé à destination. Ah, peut-être vous demandez-vous où vous êtes ? En Enfer ou au Paradis ? Ou encore au Purgatoire ? Malheureusement pour vous vous n’êtes ni dans l’un, ni dans l’autre. Vous êtes quelque part entre les deux, dans cet endroit perdu qu’est le Royaume des Ombres.

Qu’êtes-vous donc, alors, vous demandez-vous ? Votre esprit ayant quitté votre corps, vous êtes devenu une âme, un… une espèce de fantôme, en fait. Une âme immatérielle, une « vue de l’esprit », si je puis me permettre de faire du mauvais esprit. Vous avez encore l’apparence de quelque chose de vivant, vous gardez les traits de votre corps, et la mort ne vous a pas embelli, si je puis dire : si vous êtes mort vieux, vous demeurez vieux. Si vous êtes mort défiguré, vous demeurez défiguré. Si vous êtes mort jeune, vous demeurez jeune. Si vous êtes mort d’une maladie longue et douloureuse, vous êtes amaigri et semblez à l’agonie… Sauf que vous ne pouvez plus agoniser : vous êtes mort ! D’une manière ou d’une autre, vous portez les stigmates de votre décès, tel qu’il ait été. Le décapité tiendra sa tête sous son bras, peinera à la remettre en place sans la faire tomber au moindre mouvement, par exemple. La seule différence avec le monde des vivants ? C’est l’absence de souffrance physique ante-mortem. Vous êtes mort, la douleur de votre décès ou de votre maladie ne vous atteint plus. Sinon, tout demeure…

Vous êtes arrivé à destination, vous ne vous en êtes pas vraiment rendu compte. Vous n’avez pas compris comment, mais vous savez peut-être intérieurement que vous êtes mort. Vous regardez aux alentours, et ce n’est que calme plat, douceur de vivre et silence. Le monde qui vous environne est plaisant, mais pourtant a un petit quelque chose qui le fait sembler lugubre, ou du moins qui le rend assez douteux pour vous effarer et même peut-être vous effrayer. Il y fait un peu froid, mais rapidement vous vous adaptez à la situation. Il n’y a pas âme qui vive auprès de vous, et vous commencez à vous demander ce que vous faites là. Partant à la recherche d’autres gens ou encore à l’exploration de votre nouveau monde, vous faites quelques pas dans votre environnement. L’herbe bruisse sous vos pieds, une brise légère vous caresse doucement les joues, vous vous sentez revivre… Si ce n’est que vous êtes mort. Bientôt vous vous trouvez face à des grilles que vous n’aviez pas vues auparavant. Elles s’ouvrent devant vous, vous pénétrez avec courage ou avec crainte à l’intérieur de l’enceinte. Un homme au visage affable note votre nom sur un registre, vous adresse quelques mots aimables et vous indique une direction à suivre. Vous lui obéissez, et parvenez finalement devant une seconde enceinte entourée de douves sombres. Un passeur vous fait pénétrer à l’intérieur, et vous voici au cœur du Royaume des Ombres. Vous y êtes chaleureusement accueilli par des morts de toutes les époques, dont l’apparence peut peut-être vous effrayer un peu. Mais n’ayez crainte, ils sont le plus souvent aimables… Un banquet est donné en votre honneur, car les arrivées au Royaume des Ombres sont assez rares. En Enfer vont tous ceux qui ont commis d’horribles crimes, au Paradis ne va presque personne car même les plus saints ont leurs défauts ; et à peu près tous les morts finissent au Purgatoire. Mais vous aviez une petite particularité post-mortem qui vous a fait vous diriger vers ce curieux Royaume dont on ne sort que très rarement pour rejoindre le Paradis ou l’Enfer. Cette particularité peut très bien avoir un rapport avec votre vie ou avec votre décès : existence douloureuse, mort imprévue, mort trop violente pour que vous vous en rendiez compte, assassinat, fin d’un long coma… Les raisons sont nombreuses. Vous pouvez aussi avoir une particularité vous distinguant du commun après la mort, telle qu’une certaine aptitude aux arts étranges de la télépathie, de la télékinésie ou encore de l’empathie, mais ces cas là sont très rares…

Mais au fait, vous vous demandez peut-être qui je suis ? Je suis la reine Dorianne Prédot du Styx, reine de ce royaume depuis plus d’un siècle, et vous souhaite la bienvenue sur mes terres…
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